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Alger, notre quotidien dans un quartier populaire

Alger, notre quotidien

Alger,
notre quotidien dans un quartier populaire

 

  Notre quartier, Hussein-Dey, est une banlieue toute proche d’Alger. C’est un quartier populaire assez ancien, sans grands immeubles. Nous habitons un appartement au 1er étage d’un petit immeuble qui date de la colonisation.

Nous sommes entourées de six familles, sans oublier le jeune commerçant, « Alimentation générale », avec « pain et lait » au rez-de-chaussée, juste sous nos fenêtres. Le marché, les gares de trains et de bus se trouvent à proximité.

La chapelle où, deux fois par semaine, la petite communauté chrétienne se retrouve pour l’Eucharistie, se trouve, elle aussi à quelques minutes de notre communauté.

 
Ce quartier est en pleine transformation, pas mal de démolitions, les arbres centenaires de la rue de Tripoli sont arrachés avec précaution pour être replantés quelque part à Kouba, localité voisine.
Gros travaux en vue du passage du tramway, beaucoup de bruit, beaucoup de poussière, des trous, des tranchées tout autour de nous. C’est la rançon du progrès. Personne ne sait au juste ce qui va sortir de là.
 1 team quart.popul.Alger

 

1 team Anemie biblio.Palmiers  Les familles qui habitent le quartier sont là, pour la plupart, depuis le départ des Européens qui étaient nombreux sur le quartier. Tout le monde se connaît, ce qui favorise « un esprit de quartier ». On se connaît, on se re-connaît…

Les questions religieuses, surtout celles de la prière, sont toujours là, sous-jacentes… Pour eux comme pour nous, « grande discrétion » ! Cela ne nous empêche pas d’être bien insérées dans ce quartier.

 Des rapports cordiaux :

Dans les rues comme avec les familles de l’entourage, les rapports sont cordiaux… « Nous sommes du quartier. » On se salue, on échange quelques mots…  Il faut savoir saisir les occasions.
Simone trouve que la voiture est un bon moyen d’entrer en relation. Le jeune gardien trouvera toujours la place dont elle a besoin pour se garer. Pilar donne des cours d’espagnol à deux étudiantes du quartier…
  
1 team cours espagnol

Notre présence :

  Notre présence dans ce quartier se veut discrète, attentive, respectueuse.
Les petits gestes de la vie quotidienne ont du prix pour nous, comme pour ceux qui nous entourent.
Gestes de partage et de joie : fiançailles, mariages, naissances… peines, maladies, deuils. Ainsi, tout dernièrement nos voisins ont été endeuillés : cinq morts dans un accident de la circulation. Problèmes sociaux, chômage, flambée des prix, jeunes qui ne peuvent se marier faute de logement.

 C’est à travers ce quotidien que nous vivons notre présence.

 

Raymonde Marie (Française), Simone Dislaire (Belge),
Pilar Navarro (Espagnole) et Namakoma Zawadi Barungu (Congolaise

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