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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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A MONTRÉAL AVEC « GROSSESSE SECOURS »

par Sœur Eugénie Longtin

 

J’ai découvert la détresse et le courage des petits,

Après avoir passé la moitié de sa vie en Afrique comme SMNDA, « Eugénie » notre grand-maman « génie », a choisi en rentrant dans son pays – le Canada – de donner bénévolement du temps à des organismes caritatifs. Elle a été accompagnatrice du programme mère-enfant de CFAD, (Continuité-Famille Auprès des Détenues). Là, les femmes et les enfants bénificient de sa grande expérience de la vie, tous les mercredis. Quant aux femmes et enfants de « Grossesse Secours », notre sœur les rejoint chaque jeudi.

Après avoir passé 28 ans de ma vie en Afrique, me voici de nouveau à Montréal depuis janvier 1992. Un an après, j’ai choisi d’œuvrer dans 2 groupes : le CFAD (Continuité-Famille Auprès des Détenues) et Grossesse Secours.
Mon action au CFAD, consiste à passer régulièrement du temps en milieu carcéral, avec des gardiens, dans un lieu où les enfants peuvent venir rendre visite à leur mère. La priorité est donnée aux plus jeunes, depuis les bébés jusqu’aux enfants de 6 ans. Nous sommes trois du groupe CFAD, à vivre à l’intérieur des murs de la prison, pour un week-end. Là, nous logeons dans une roulotte dont nous sommes responsables, avec les gardiens bien sûr, qui font partie de notre monde. Que de week-ends j’ai passés dans cette prison, pendant plus de 8 années !…

A présent, je poursuis mon action avec le CFAD, qui a ouvert une maison familiale pour les amies ex-détenues et celles qui sont en maison de transition. Elles sont toutes bienvenues avec leur famille. Et moi, avec mes 8 années de rencontres vécues au milieu de ces femmes à la prison, je suis considérée comme une « ex-détenue » dans ce lieu de détention ! Régulièrement je vais les voir, et ensemble, nous tentons de continuer à dire « oui » à la vie…

A « Grossesse Secours », nous sommes proches des personnes qui ont besoin d’écoute et d’informations. Par téléphone, nous fixons un rendez-vous chez nous, là où nous habitons, et où il est possible de se procurer des vêtements pour la maternité et pour les bébés, à un coût très modique.

Pour moi, c’est là le plus important : « faire face » à la souffrance qui nous rejoint tous et toutes. Tout ce que nous avons reçu de la vie, tout ce qu’elle nous a offert, nous pouvons le partager. Chacune et chacun de nous peut aimer la vie et en même temps être capable de compassion, d’écoute et de fraternité.

Oui, tous nous pouvons être un ami pour celui qui souffre

Sœur Eugénie Longtin

 
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