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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Planter des arbres à Nouakchott, notre façon de prendre soin de la terre

Motivés par les expériences du jardinage et de la pépinière avec les enfants de la «Maison de quartier», nous avons décidé de planter des arbres avec les gens.

Les jeunes arbres ont besoin d’une protection contre les chèvres et les vaches

Le groupe islamo-chrétien (GIC) voulait parrainer une activité avec les Mauritaniens. Yahya, un jeune homme mauritanien appartenant au groupe, a été chargé de trouver une place pour la plantation ainsi que des jeunes désireux de rejoindre le projet. Il a choisi de réaliser le projet à Arafat, un quartier ouvrier où il vit. Des amis et collègues de l’Association Children of the Sun , fondée par Yahya, ont rejoint le groupe.

Après deux réunions de planification avec différentes personnes et deux autres réunions de sensibilisation avec les jeunes d’Arafat, l’une animée par Celina et l’autre par Yacoub Tandia de Caritas, notre rêve de planter des arbres a pris de l’ampleur. Les jeunes ont sensibilisé le quartier et dressé une liste de 157 personnes qui voulaient des arbres. Vu l’ampleur du projet, le GIC a décidé d’ajouter plus de collaborateurs. C’est ainsi que nous avons rencontré Bios Diallo, journaliste et écrivain, et Bamba, militante écologiste. Nous avons découvert l’organisation appelée La Grande Muraille Verte et nous leur avons demandé de financer notre projet. Le secrétaire général lui-même a proposé un projet avicole qui aiderait à financer les activités d’ Enfants du Soleil.   

En attendant leur réponse à notre demande, nous avons continué à sensibiliser les enfants lors d’ateliers sur le jardinage et les pépinières, et même auprès des familles qui veulent des arbres. Yahya est fermement décidé à planter des arbres chaque année, même si cela ne signifie qu’un seul !!

Chaque rencontre nous a donné plus de sagesse et de nouveaux éléments qui peuvent nous aider à réussir. Et nous avons compris l’importance d’avoir un objectif, de collaborer avec le gouvernement local sans crainte ni préjugé, ce qui n’est pas toujours évident. Quand on fait le bien, il ne faut pas avoir peur, et même si le gouvernement local ne répond pas, il ne faut pas se décourager mais plutôt continuer à les tenir informés. Peut-être qu’un jour ils comprendront le bien de tout et viendront chercher des collaborateurs parmi les jeunes. Parce que c’est une population responsable qui va changer le système et non le gouvernement qui est qualifié de «corrompu». Nous avons vu la nécessité d’incorporer des enfants dans chaque projet, car ce sont eux l’avenir et ceux qui prendront le relais. Il faut bien se préparer et aller jusqu’au bout, suivre l’objectif sans trop compter sur les résultats car ils ne seront peut-être visibles que bien plus tard. On pourrait dire que ces personnes vivent ce que les Évangiles disent dans les paraboles:«l’un prépare le sol, un autre sème et encore un autre moissonne» .

Communauté SMNDA de Nouakchott
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