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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Réseau international de religieux contre le trafic humain

Du 21 au 27 septembre 2019, 17 délégués africains parmi les 86 délégués de 48 pays, représentant 52 réseaux de Talitha Kum de tous les continents, ont participé à Rome à l’Assemblée générale de Talitha Kum (TK), un réseau international de religieux contre le trafic humain, un projet de l’Union internationale des supérieures générales (UISG). Parmi les participants figuraient  des SMNDA: Carmen Sammut, Birgitta Gremm représentant la Tanzanie et Piluca Benavente en tant que facilitatrice.

Sr Judith (IBVM) et Sr Piluca (SMNDA) animatrices de l’Assemblée.

Sr Gabriella Bottani, coordinatrice de T.K. a présenté ses réflexions sur l’impact des réseaux Talitha Kum à travers le monde et sur le renforcement des liens et du soutien entre réseaux. Le but de cette assemblée était de célébrer le 10ème anniversaire de Talitha Kum, évaluer le travail effectué en fonction des priorités définies en 2016 et les redéfinir pour la période 2020-2025. La réunion a également renforcé le réseau par la rencontre d’anciennes connaissances et de nouvelles amitiés formées. Les participantes ont manifesté leur enthousiasme pour la possibilité de poursuivre leur mission commune, de mettre fin à la traite et à l’exploitation des êtres humains.
Le pape François les a rencontrés, félicités et remerciés de leur excellent travail et des résultats impressionnants de cette initiative, regroupant 2 000 volontaires ayant aidé plus de 15 000 victimes et sensibilisé plus de 200 000 personnes dans des activités de prévention et de sensibilisation. Un exemple pour le reste de l’Église. Chaque délégué a eu l’occasion de saluer personnellement le pape François.

Sr Birgitta (SMNDA) dans un groupe de travail.

L’assemblée a réfléchi et discuté sur l’identité de Talitha Kum tout en renforçant la collaboration entre les réseaux.  En matière de traite des êtres humains, les victimes et les survivants se trouvent dans des situations dépassant ce qu’elles peuvent gérer, seules. Non seulement elles sont maltraitées et traumatisées, mais elles ont le cœur brisé, elles sont pauvres, seules et apparemment sans espoir. Dans les difficultés rencontrées par tous les acteurs de la traite des êtres humains, appartenir à Talitha Kum, signifie faire partie d’un réseau destiné à sauver des vies et à donner de l’espoir et des possibilités.
Afin de vivre leur mission et leur vision, les participantes ont identifié trois domaines prioritaires d’injustices structurelles à traiter dans la lutte contre la traite des êtres humains.

1. La différence de pouvoir entre hommes et femmes dans tous les secteurs: économique, social, familial, politique, culturel et religieux.
2. Le modèle dominant de développement néolibéral et de capitalisme sans entraves qui crée des situations de vulnérabilité, exploitées par les recruteurs, les trafiquants, les employeurs et les acheteurs.
3. Une législation et une politique d’immigration injuste et inadéquate, associée à la migration et aux déplacements forcés, augmentent le risque de la traite des personnes.

Lisez la déclaration finale sur https://www.talithakum.info/ en/news/final-declaration-talitha-kum-assembly .

À la fin de la réunion, tous les participants se sont engagés à œuvrer pour mettre fin à la traite des personnes sur tous les continents.

Begoña Iñarra, cté Islas Cíes (Madrid, Espagne) 

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