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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Prier au rythme du monde 9 novembre 2012

9 novembre 2012 :
« L’injustice révolte mon cœur »

125è anniversaire de la campagne anti-esclavagiste du Cardinal Lavigerie, en 1888

 

Tu entends mon cri, tendre Père,
Toi l’infinie miséricorde.
Je m’appuie sur toi, je t’espère,
Parle, Seigneur, mon cœur est prêt.


Je suis homme.

Cardinal Lavigerie AfriqueJe suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger.
Je suis homme, l’injustice envers d’autres hommes révolte mon cœur.
Je suis homme, l’oppression indigne ma nature.
Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m’inspirent que de l’horreur.
Je suis homme, et ce que je voudrais que l’on fit pour me rendre la liberté, l’honneur, les liens sacrés de la famille,
je veux le faire pour rendre aux fils de cette race infortunée la famille, l’honneur, la liberté.

Charles Lavigérie, Chiesa del Gesù, Rome 23 décembre 1888

Tu entends mon cri, tendre Père,
Toi l’infinie miséricorde.
Je m’appuie sur toi, je t’espère,
Parle, Seigneur, mon cœur est prêt.

 

Un long chemin vers la liberté.

J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne naît haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion.

Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire.

Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer.

La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit.

Tu entends mon cri, tendre Père,
Toi l’infinie miséricorde.
Je m’appuie sur toi, je t’espère,
Parle, Seigneur, mon cœur est prêt.

 

Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté, tout comme je ne suis pas libre si l’on me prive de ma liberté.

L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. Quand j’ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur.

Certains disent que ce but est atteint. Mais je sais que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés.

Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus longue et difficile.

Car être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.

La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de commencer.  

Nelson mandela  « Un long chemin vers la liberté »

 

Psaume 141 : Plainte et prière d’un abandonné PTP p 601

Psaume 114 : Action de grâce pour la liberté PTP p 838

 

esclavageIs 58, 6-8 :

Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?

N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
recueillir chez toi le malheureux sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ?

Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront rapidement.
Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t’accompagnera.

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