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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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TROIS SEMAINE AU BURUNDI

Agnès, jeune professionnelle d’Annecy
1er au 21 aout 2011

 

vers Gitega

Danses

J’étais venue pour aider des plus pauvres que moi :
je suis repartie enrichie !

Je voulais utiliser utilement mes 3 semaines de congés estivaux pour rencontrer des Burundais, découvrir leur culture, leur vie quotidienne et rendre des services pour partager la vie du quartier.

Les sœurs de Gitega m’ont permis de vivre cette belle aventure attendue depuis longtemps. J’ai été enchantée par l’accueil qui m’a été réservé : simple, mais vrai et attentionné.

J’ai pu vivre avec les soeurs leur mission quotidienne :
visite du Centre de santé, distribution de médicaments à des personnes atteintes du sida, échanges avec les paroissiens, présence auprès des enfants de la rue, distribution de bouillie aux enfants malnutris…

Même si j’ai souvent observé ou juste parlé, ces moments m’ont permis de comprendre l’importance de la simple présence auprès des personnes seules, malades,  » pauvres « . Une marque d’attention et de respect qui remet l’homme au centre..

J’ai eu une petite mission d’animation au Centre des jeunes. Quelques après midi de jeux, bricolage, cuisine et, bien sûr, des partages. On m’a posé beaucoup de questions sur la France, et j’ai appris beaucoup de choses sur le Burundi, que je peux désormais rapporter aux Français de mon entourage.

Une expérience marquante a été pour moi la visite de la prison :
des conditions de vie très spartiates, et des personnes dans le besoin. La visite chez les femmes s’est passée sous forme d’un dialogue. J’ai senti tout le poids de la détention dans leur vie par leurs propos, leurs questions, leurs demandes d’aide. Mais j’ai vu une vraie dignité malgré tout. On ne peut pas leur enlever ça.

Le passage à la prison des hommes a été plus rapide, mais plus déroutant. Des regards posés sur moi, libre, passant parmi des personnes à qui on avait enlevé tout déplacement et tout choix de vie. Les regards peuvent être lourds de discours, parfois…

Les moments de prière m’ont aidée à remettre au Christ toutes les personnes rencontrées, à les voir comme mes frères, malgré nos différences, à avancer au large, même si j’étais parfois un peu déboussolée. Un bienfait spirituel.

Enfin, j’ai eu la joie de partager un moment de fête avec les sœurs : les vœux définitifs de Sr Libérata. Après une préparation intense de toute la communauté, la fête était très belle. Bien que ne comprenant pas le kirundi, j’ai senti toute la force de l’engagement posé ce jour là.

Un petit souvenir qui me restera toujours ? Les enfants (et même les plus grands!) qui courent vers moi dans la rue pour serrer la main d’une blanche et me dire bonjour avec ce joli accent ! Une envie de découvrir l’autre, différent.

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