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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Je partais pour découvrir le secret du bonheur

sorgho

Champ de sorgho

Voir l’Afrique sub-saharienne était un de mes rêves depuis longtemps. J’ai essayé plusieurs fois et chaque fois mes projets sont tombés à l’eau. Trouver ce qui me convenait était loin d’être facile, je voulais « voir » un pays d’Afrique au sens de découvrir une population, la vie quotidienne qu’on y mène, les croyances, la culture… Le tourisme ou l’humanitaire très organisé ne correspondaient pas à ce que je voulais vivre comme expérience.

J’ai été découragée, j’ai fini par penser que ce n’était pas un projet réalisable. Je me disais que peut être j’irai là-bas, mais qu’en tant qu’étudiante, c’était difficile. Puis ma mère a trouvé le site des Sœurs Blanches, et là l’aventure a vraiment commencée !

Ce que j’ai envie de partager de ce voyage,
c’est à quel point il m’a fait grandir, tant dans sa préparation que dans sa réalisation.
J’ai eu l’impression de faire un pas de plus vers l’âge adulte.

J’ai aussi grandi dans la foi. Tout ce chemin, cette attente du départ, pour finalement partir dans une communauté religieuse quelques mois seulement après ma confirmation…

Il y a parfois dans la vie des signes que l’on ne peut pas manquer ! Je sais que je n’ai pas attendu pour rien, c’est là et à ce moment là que je devais partir. Je me suis sentie accompagnée par Dieu durant ce projet comme à aucun autre moment de ma vie. J’ai aussi découvert au Rwanda une foi joyeuse et des gens plein de confiance.

 
  J’aimais bien me dire
que je partais pour découvrir le secret du bonheur.
Comment des gens qui possèdent dix fois moins que nous,
vivent dans des conditions très difficiles restent-ils heureux ?
Qu’est ce qui les fait avancer dans la vie ?

Une partie de la réponse est dans leur foi,
mais j’ai aussi appris une leçon de vie.
La misère, la faim, la maladie tout cela est surmontable, tolérable
lorsqu’on a des gens à aimer et des gens qui nous aiment.

Enfin, j’ai grandi par la compréhension d’une autre culture et d’une population. Cela grâce aux filles du centre pour enfants de la rue : Nyampinga, qui ont été pour moi une fenêtre ouverte sur le pays et la population,
même si nous ne communiquions que par le peu d’anglais qu’elles connaissaient et des signes…

Grâce aussi au centre social Humura, où j’ai appris autant dans la voiture en discutant avec l’équipe que je sur le terrain dans les paroisses alentour. J’ai aussi eu la chance de rencontrer des familles touchées par le VIH avec les sœurs Maristes. Elles m’ont emmené dans des ballades somptueuses dans quelques unes des milles collines.

sur les collines

Marche dans les collines

 

Et je ne peux pas oublier la communauté des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique de Butare qui ont décrypté, expliqué pour moi qui m’ont guidé et fait visiter des tas d’endroits !

Je suis si reconnaissante à tous ceux qui m’ont accueilli à cœurs et bras ouverts, et tout ceux qui ont rendu ce voyage possible !

Le soleil, les routes ocre, les fruits frais, le sourire des gens et leur saluts effrénés quand ils voient une blanche, les collines vertes…

Tout reste ancré dans ma mémoire.

Comme tout le monde me l’a si souvent répété : « Un mois, c’était court »
mais j’ai tellement appris, merci pour cette expérience incroyable.

Félicité B, Française, 22ans, École supérieure de commerce de Reims   

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