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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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UN EX-VOTO A ÉTÉ PLACÉ A NOTRE-DAME DE LA GARDE À MARSEILLE

à l’occasion des 140 ans
des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (Sœurs Blanches)

 

Eucharistie du 28 avril 2010

 

 

 

 

 

 

Chant d’entrée

Karibuni wote
Karibuni ndugu ee
Ingieni kwa furaha kubwa
nyumbani kwa Babetu
Bienvenue à tous
bienvenue mes frères et sœurs
entrez avec une grande joie
dans la maison de notre Père

« Nous, Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, venues de divers horizons, Conseil Provincial d’Europe, Sœurs de Marseille et moi-même représentant le Conseil Général, nous sommes heureuses, de nous retrouver aujourd’hui en cette basilique avec vous, Excellence, Mgr Pontier, Mgr Jacques Bouchet, Recteur de la Basilique, Missionnaires d’Afrique nos frères, et vous, la famille Lavigerie, les Amis de la Mission, les jeunes venus pour quelques jours de rencontre…. Nous allons vivre une Eucharistie d’action de grâce à Dieu, pour la constante protection que la Vierge Marie n’a cessé de prodiguer à des générations de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique de toutes origines.

Toutes les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique passant par Marseille pour s’embarquer vers l’Algérie, et plus tard, pour d’autres pays d’Afrique Subsaharienne, d’Afrique Équatoriale dès 1894, d’Afrique Occidentale à partir de 1897, sont venues prier la  » Bonne Mère  » et lui confier leur mission…

La bénédiction de l’ex-voto offert à Marie, Notre-Dame de la Garde, pour la remercier de sa protection constante sur notre petite Congrégation missionnaire, est pour nous un moment historique. N.D. de la Garde et N.D. d’Afrique se font face d’un bord à l’autre de la Méditerranée, carrefour de la rencontre des peuples, d’ouest en est, entre l’Orient et l’Occident et du sud au nord entre l’Afrique et l’Europe. De chaque rive, la Bonne Mère contemple la mer et veille sur ceux et celles qui la traversent parfois au risque de leur vie. N.D. d’Afrique prend le relais en les accueillant.

Marie, que nous invoquons ici sous le vocable de « la Bonne Mère »,
Toi qui étais présente avec ton Fils à chaque étape du Salut,
Apprends-nous à être ouverts et disponibles à l’Esprit.
Nous nous tournons vers toi avec confiance,
sûrs d’être aidés à faire la Volonté du Seigneur
dans la simplicité d’un cœur sans partage.

AMEN »

Sœur Chantal Vankalck

Kyrie : arabe

Gloria :
Gloire à Dieu, Seigneur des univers, Gloire, honneur, louange !
Vie aux hommes, habitants du monde, vie, bonheur, tendresse !

Première Lecture : Ac 16,6-15

« … Pendant la nuit, Paul eut une vision :
un Macédonien était là, debout, qui lui adressait cette prière :
« Passe en Macédoine, viens à notre secours ! …»

Litanies de la congrégation :

Alléluia ! Tous les saints d’Algérie, louez Dieu dans les hauteurs ;
Vous les saints de Tunisie, louez-le par la danse et le tambour,
Alléluia (x5)

Alléluia ! Saints et saintes du Congo, louez Dieu dans les hauteurs ;
Vous les saints de Tanzanie, louez-le par la danse et le tambour,
Alléluia (x5)

Alléluia ! Tous les saints du Mali, louez Dieu dans les hauteurs ;
O saints martyrs de l’Ouganda, louez-le par la danse et le tambour,
Alléluia (x5)

Alléluia ! Saints et saintes de Zambie, louez Dieu dans les hauteurs ;
Vous les saints du Burundi, louez-le par la danse et le tambour,
Alléluia (x5)

Alléluia ! Tous les saints du Kenya, louez Dieu dans les hauteurs ;
Vous tous les saints du Rwanda, louez-le par la danse et le tambour,
Alléluia (x5)

Alléluia ! Tous les saints du Ghana, louez Dieu dans les hauteurs ;
Vous les saints du Malawi, louez-le par la danse et le tambour,
Alléluia (x5)

Alléluia ! Saints et saintes du Burkina Faso, louez Dieu dans les hauteurs ; O Vous tous saints du Tchad, louez-le par la danse et le tambour,
Alléluia (x5)

Alléluia ! Tous les saints de Mauritanie, louez Dieu dans les hauteurs ; Vous tous, saints et saintes d’Afrique, louez-le par la danse et le tambour, Alléluia (x5)

 

 

Sa Parole est lumière, alléluia !
Sa Parole est sagesse, alléluia !

Sa Parole est tendresse, alléluia !
Sa Parole est vivante, alléluia !

 

 

 

Père Gérard Demeersman

 

 

 

 

 

 

 

Évangile : Mc 4,35-41  » Passons sur l’autre rive « 

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Et laissant la foule, ils l’emmènent, comme il était, dans la barque ;
et il y avait d’autres barques avec lui.
Survient alors une forte bourrasque,
et les vagues se jetaient dans la barque,
de sorte que déjà elle se remplissait.
Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin.
Ils le réveillent et lui disent :
« Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ? »
S’étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence ! Tais-toi ! »
Et le vent tomba et il se fit un grand calme.
Puis il leur dit : « Pourquoi avez-vous peur ainsi ?
N’avez-vous pas encore de foi ? »
Alors ils furent saisis d’une grande crainte
et ils se disaient les uns aux autres :
« Qui est-il donc celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Homélie par le Père Gérard Demeersman, Père Blanc :

Pour célébrer dans l’action de grâces, les 140 ans de votre Institut, vous,
Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, avez souhaité faire escale
à Marseille, Marseille qui a vu embarquer plusieurs générations de sœurs
et de futures sœurs appelées à passer sur l’autre rive pour se mettre au
service de la promotion de la femme africaine.

Passer sur l’autre rive, c’était initialement la consigne donnée par Jésus à ses disciples… Les disciples venaient de recevoir l’enseignement de Jésus, mais encore fallait-il que cet enseignement reçu soit vécu à l’épreuve des réalités de la vie. Alors, passer sur l’autre rive, c’était, pour eux, débarquer en terre de la Décapole, considérée comme mal croyante, voire même comme terre où les forces du mal étaient présentes. Et voilà que ces forces-là se mettent déjà en action sous la forme d’une tempête sur le lac. Les disciples en perdent leurs moyens bien que plusieurs d’entre eux soient des professionnels de la mer. Dans leur désarroi, ils ont recours à leur maître en lui disant : « Nous sommes perdus ». Alors le maître affiche sa maîtrise sur les forces contraires, sous les yeux stupéfaits des disciples qui se font interpeller : « Comment se fait-il que votre foi ne résiste pas à l’épreuve des réalités de la vie ? ».

Lorsque St Marc rédige son évangile, la communauté chrétienne, cette barque de Pierre, avait déjà essuyé des vents contraires et des tempêtes…
Cette communauté avait à réentendre, malgré tout, l’appel à passer sur l’autre rive dans un mûrissement de sa foi. C’était pour elle, la seule voie possible pour ne pas se dissoudre en route.

Passer sur l’autre rive a été aussi l’appel vocationnel entendu, il y a quelque 140 ans, par huit jeunes filles bretonnes qui se sont rendues disponibles pour répondre à l’appel de Mgr Lavigerie, archevêque d’Alger…
Elles embarquèrent à Marseille pour Alger où elles devaient débarquer le 8 septembre 1869. La traversée fut tellement secouée, qu’elles ne débarquèrent,
en fait, que le lendemain…

Elles se demandèrent, toutes perplexes, où se trouvaient les autres membres de leur futur Institut. Mais il n’y en avait pas d’autres. Alors l’une d’elles fit ce commentaire : « Dame, s’il n’y a que nous pour commencer, ça promet d’être joli ! » Ainsi, pour elles aussi, leur foi initiale en leur vocation a dû passer par l’épreuve des réalités de la vie pour permettre d’ouvrir, le 7 novembre 1869, le premier noviciat.
La maturation de la foi de ces jeunes femmes, comme la maturation de la foi de la communauté de St Marc, doit être la nôtre dans le contexte d’aujourd’hui…Aujourd’hui comme hier, nous sommes embarqués avec le Christ sur le même bateau et il nous redit : « Passons sur l’autre
rive » avec tous les aléas que cela comporte. Nous avons pour phare et pour boussole les orientations du second synode pour l’Afrique.
Avec St Jean Chrysostome, disons : « Que vais-je craindre ? Même si les flots de la mer s’élèvent contre moi. »

Après la bénédiction de l’ex-voto par Mgr Georges Pontier, toutes les Sœurs Blanches avec les Pères Blancs ont chanté le Sancta Maria, une hymne venant de St Augustin et chantée par les filles et fils du Cardinal Lavigerie.

Prières d’intercession :

Accueille au creux de tes mains, la prière de tes enfants

Le 8 septembre 1869, huit Bretonnes prenaient le bateau ici à Marseille
et étaient accueillies par Mgr Lavigerie à Alger. C’était le début de la
Congrégation. Le 12 juin 1894, une petite communauté internationale
de cinq sœurs ( 2 Allemandes, 2 Françaises, 1 Néerlandaise) s’embarquaient
pour la Tanzanie actuelle. C’était le premier départ pour l’Afrique équatoriale.
Nous te rendons grâce Seigneur pour les générations de Sœurs Blanches
qui ont répondu oui à ton appel et qui ont franchi la mer pour te faire connaître et aimer des peuples africains.
Nous te demandons, Seigneur, d’appeler de nombreuses jeunes femmes
de tous pays à venir travailler à ta Mission en Afrique.

En 1881, seize jeunes esclaves africains, rachetés par les Pères Blancs,
arrivèrent à Malte. Ils venaient se former pour devenir des médecins-
catéchistes. Le 16 juillet 1888, le plus célèbre d’entre eux, le docteur Adrian Hattiman quittait Marseille pour Zanzibar puis la Tanzanie où il exercera
pendant de longues années son apostolat de médecin catéchiste et témoignera
avec courage de sa foi.
Nous te prions Seigneur pour que nous continuions, nous aussi, à libérer
les esclaves d’aujourd’hui, spécialement les enfants de la rue et les femmes confrontées à de nouveaux esclavages.

En 1887, Mère Marie Salomé, la première supérieure générale, décide
d’ouvrir un postulat à Maestricht, aux Pays-Bas. L’internationalité de nos communautés est une des caractéristiques des deux instituts missionnaires
fondés par le Cardinal Lavigerie.
Nous te prions Seigneur pour que notre vie communautaire
internationale et interculturelle nous transforme, jour après jour,
et nous permette de devenir toujours davantage des instruments
de paix et de réconciliation.

Dès l’origine, le Cardinal Lavigerie a voulu une congrégation religieuse
missionnaire destinée à l’Afrique. Pour chaque Sœur Missionnaire de
Notre-Dame d’Afrique, quel que soit son âge et le lieu où elle vit, l’Afrique
est comme un sceau gravé sur son cœur.
Nous te prions Seigneur pour que ce continent puisse prendre toute sa
place dans le concert des nations. Que chacune de nous, à son niveau,
puisse y contribuer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Procession des offrandes où ont été apportés, dans une calebasse,
les noms des cinquante postulantes et novices en formation aujourd’hui dans la congrégation.

Chant d’offertoire :

Lesa pokeleleni Tata
Pokeleleni lelo

Sanctus :

Swiety, Swiety, Swiety
Pan Bog Zastepow
Pelne sa niebiosa i ziemia chwaly Twojej
Hosanna
Blogoslawiony, ktore idzie w imie Panskie
Hosanna

Agnus :
O Lamb of God, you who take away the sins of the world
Have mercy, have mercy on us
O, Lamb of God, you who take away the sins of the world
O grant us, o grant us peace.

Communion :

Voici le corps et le sang du Seigneur
Voici le Corps et le sang du seigneur
La coupe du Salut et le pain de la vie
Dieu immortel se donne en nourriture
Pour que nous ayons la Vie éternelle.

Chant final :

Prends ta barque, Dieu t’appelle
A passer sur d’autres rives
Prends ta barque, et puis va
Où l’Esprit te conduit

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