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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Voeux perpétuels de Maggi Kibola

le 2 janvier 2009

Margreth Kibola est originaire de Tanzanie.
Après ses premiers vœux, elle a été envoyée à Gumo, au Ghana,  où elle a exercé son métier d’enseignante.

Elle nous raconte pourquoi elle a choisi  une marmite, trois pierres et du feu comme symbole pour ses vœux perpétuels.

UNE MARMITE, TROIS PIERRES ET DU FEU

Le symbole qui reflète mon désir d’un engagement permanent ? C’est une marmite en terre posée sur trois pierres avec du feu en dessous.

La marmite ? Je suis un don gratuit du Créateur. Je n’ai pas choisi d’être ce que je suis en tant que personne. Je me sens comme l’argile qui attend d’être modelé par le potier. Ce qui sort de l’argile reflète le désir du potier. Le propriétaire choisit ensuite comment l’utiliser et comment en prendre soin.

La marmite est un objet très utilisé. Dans mon pays, la terre de Chagga (ethnie dominante dans la région du Kilimandjaro), sert à confectionner la plupart des plats locaux. On l’emploie aussi pour conserver les aliments précieux ainsi que pour fabriquer la bière locale. Une marmite, c’est un objet délicat. Ce symbole me rappelle donc mes aptitudes et comment ma vie peut être un service pour beaucoup, même si c’est à travers ma fragilité.

Trois pierres ? La marmite traditionnelle ne peut pas tenir toute seule ; elle a besoin d’un support aussi bien pour cuisiner que pour autre chose. C’est une image qui peut refléter Dieu Trinité. Je trouve aussi cela dans notre communion avec les autres, dans la communauté et dans la Congrégation. Je reçois le soutien d’amis et de membres de ma famille. Sans support, la marmite peut facilement se briser. Il en va de même pour moi.

Le feu ? Avant d’être utilisée, la marmite doit être passée au feu pour être solide. Feu et marmite sont des amis. Plus on passe la marmite au feu, plus solide elle devient. Le défi est pour moi de permettre au feu transformant de l’amour de Dieu de former et de pétrir  ma vie quotidienne pour grandir, en vue de lui devenir de plus en plus semblable. Le Seigneur invite non pas à être une mare stagnante, mais à être comme les eaux courantes qui apportent la vie à ceux avec qui je vis et auxquels je suis envoyée.


Comment j’ai connu les SMNDA ? Après mes deux années de collège, j’ai pris conscience d’un puissant appel en moi. Dans ma recherche de congrégations différentes, j’ai finalement rencontré une amie qui m’a donné l’adresse de nos sœurs. Elle avait rencontré nos sœurs à Singida (région du
centre de la Tanzanie), mais avait l’ancienne adresse de Kipalapala à Tabora. Nous avions déjà quitté cet endroit depuis longtemps. Malgré l’adresse incorrecte, ma lettre arriva à nos sœurs d’Arusha. J’ai ensuite commencé ma route avec les SMNDA avec Maïté Sanz De Pablo, animatrice vocationnelle. En 1996, j’ai fait deux courts séjours à Arusha, puis j’ai commencé le « viens et vois ». 

Voici pourquoi je désire faire partie de la Congrégation. Depuis le début de mon itinéraire en 1996 jusqu’à ce jour, j’ai vécu deux choses importantes : j’ai pris conscience de l’amour inconditionnel de Dieu pour moi et j’ai senti en moi un appel puissant à le suivre et à le servir par-delà mon petit monde. Je suis remplie de paix et de joie pour cette grâce d’avoir part à la mission de la Congrégation en Afrique.

Ce dont je rêve pour notre famille SMNDA, c’est d’être et de devenir toujours davantage « Toute à tous nos frères et sœurs, là où nous sommes ». Être toujours provoquée et inspirée par saint Paul, Lavigerie, notre fondateur, et Mère Marie-Salomé. En suivant l’esprit généreux de nos ancêtres dans la foi, puissions-nous répondre avec courage aux appels de l’Afrique d’aujourd’hui ! Je crois que, de nos petites contributions, résulteront de grandes différences pour tous ceux que nous touchons par nos vies, des jeunes aux anciens. Qu’il puisse en être ainsi ! Que Dieu bénisse l’Afrique et qu’Il nous bénisse !

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