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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Du Mali à la RD Congo. Sabine Dakouo

Soeur Missionnaire de Notre-Dame d'Afrique, Mali

Un chemin missionnaire :
du MALI à la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

 

 

 

Originaire du Mali, un pays sahélien de l’Afrique de l’Ouest majoritairement musulman, tu as été envoyée comme missionnaire à Goma puis à Bukavu, en République Démocratique du Congo, un pays principalement chrétien, avec un climat tempéré à l’Est.

Quels chocs culturels as-tu vécus ?

Devant la cathédrale de Bukavu la tombe de Mgr Munzihirwa assassiné en 1996Quand je suis arrivée pour la première fois en RDC, j’ai été, d’une part, en admiration devant le grand nombre de chrétiens dans ce pays. J’ai rencontré une Eglise courageuse, dynamique, engagée surtout pour la justice et la paix. Bref, une Eglise signe d’espérance pour ceux qui souffrent.
D’autre part j’ai été choquée par la longueur et la vivacité des liturgies dominicales. Au Mali, j’étais habituée à des messes d’une heure et sans beaucoup de cérémonies. Maintenant tout double. Les fidèles, sans distinction d’âge, expriment plus facilement leur joie par des danses. Un autre choc c’est la grande montée des sectes.
Au niveau climatique, je me suis heurtée au froid. Quelques fois les gens me prenaient pour une malade à cause de gros gilets que je portais en plein jour !

Ce qui t’a aidée à relever ces chocs :  

  • MON DESIR D’AIMER CE PEUPLE TEL QU’IL EST
  • LE TEMPS : peu à peu, je me suis adaptée et mon corps aussi s’est habitué. Ce qui me paraissait anormal au début est devenu normal. Les liturgies sont devenues moins longues et je bouge maintenant sans honte comme les autres fidèles quand c’est le moment d’exprimer notre joie au Seigneur.
  • L’EXPERIENCE MISSIONNAIRE DE NOS SOEURS ANCIENNES dans ce milieu. Elles m’ont initiée à la culture.
  • LE CONTEXTE DE GUERRE dans cette partie Est du pays M’A OUVERT LES YEUX et m’a aidée à mieux comprendre certaines réalités, notamment l’impact des sectes

Après cette première expérience missionnaire, comment définirais-tu ta vocation de sœur missionnaire de Notre Dame d’Afrique ?

Pendant le juniorat place St Pierre à Rome; C’est avant tout un don de Dieu pour vivre la mission du Christ partoSur la tombe du Cardinal Lavigerie à Romeut, au-delà de toutes frontières en se faisant tout à tous. Cela suppose une ouverture et une disponibilité pour aller vers les peuples auxquels je suis envoyée.

C’est aimer sans condition de langue, de culture, de patrie, et de couleur de peau.

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