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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Témoignage de Bibiane Cattin, Soeur Blanche suisse

Les étapes de ma vie ?

 
                                                                                             

A 23 ans, je pars comme coopérante en Guinée pendant trois ans. C’est là que je rencontre les Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique et que je me décide à les rejoindre

Après ma formation religieuse, je suis envoyée au Zaïre d’abord à Moba, dans le sud-est du pays. Je travaille dans un foyer de jeunes filles où je donne la catéchèse pour les enfants. A l’école des catéchistes, je participe à la formation de leurs épouses.

De retour en Europe, j’étudie à Louvain La Neuve, en Belgique, et deviens assistante sociale.
Cette formation me permet de travailler dans le centre des handicapés de Goma à l’est du Zaïre. J’aide à l’insertion professionnelle des handicapés par les études, l’artisanat… pour qu’ils puissent se prendre en charge. J’établis aussi des liens entre le centre, les familles des handicapés et les communautés chrétiennes.

Bien des années plus tard, rencontrant l’un d’eux dans la rue, il me salue fièrement en me disant :  » Tu m’as appris un métier. « 

Une nouvelle nomination me conduit cette fois-ci dans la forêt du Maniema, au cœur du Zaïre. Je forme les responsables des groupes des femmes qui, à leur tour, vont enseigner aux femmes de leur village. Ensemble, nous aménageons des sources, fabriquons du savon en vue d’un autofinancement.

Le Zaïre, devenu la République Démocratique du Congo, est en guerre. Des déplacés, réfugiés se comptent par milliers. A partir de 2002, je mets à profit la formation reçue à l’Institut de Formation Humaine Intégrale de Montréal pour aider les femmes violées et traumatisées à se remettre debout. Surtout depuis 2005, je réponds à la demande d’hôpitaux, d’associations et d’ONG pour une formation spécifique : acquérir des outils afin de pouvoir accompagner les personnes traumatisées.

Avec la restauration des forces vitales humaines, des personnes se remettent debout, relèvent la tête. Jésus, n’a-t-il pas agi ainsi envers Zachée, l’aveugle Bartimée… Il les a aidés à restaurer leurs forces vives :  » Je vais loger chez toi : descends vite !  »  » Que veux-tu ?… Va, ta foi t’a sauvé « . Debout, ils retrouvent confiance en eux et déploient tout leur dynamisme de vie, ouverts à eux-mêmes et aux autres.

C’est pour moi une grande joie quand des personnes éprouvées se redressent, retrouvent le sens de leur vie, leur vocation. C’est comme un déclic, parfois très rapide, en une ou deux rencontres. Et puis c’est terminé, la personne repart. C’est de l’ordre du gratuit.

J’aime vous parler de ma communauté interculturelle :

Bibiane Suisse  Theresia, Allemande Leti, Mexicaine Gisèle, Burkinabé  Agathe
Burundaise
 Bibiane
est chargée de formation pour des personnes traumatisées
Theresia
est engagée dans la catéchèse des handicapés. Elle rencontre des malades du SIDA
Leti
est responsable d’un foyer pour des jeunes filles
non scolarisées
Gisèle
assure l’administration dans le centre d’alphabétisation
 » Alpha Ujuvi « 
Agathe
est responsable du postulat avec quatre postulantes congolaises
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