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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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 Témoignage de Juliana Karomba

 

Avec Suzanne et Gosia, une autre soeur de ND d'Afrique étudiant le français

 

Communauté de la rue Gay Lussac à Paris

Port de Marseille

De passage dans notre communauté avant son retour en Afrique, Juliana a bien voulu répondre à quelques questions :

Bonjour Juliana. Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Juliana Karomba. Je viens du nord de la Tanzanie.

Comment as-tu rencontré les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique ?

Le prêtre tanzanien qui était l’aumônier de notre groupe de jeunes est devenu Missionnaire d’Afrique. C’est ainsi que j’entendu parler des Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique. Quand je suis allée leur rendre visite pour la première fois, je me suis sentie tout de suite à l’aise, chez moi ! La simplicité avec laquelle les sœurs m’ont accueillie m’avait beaucoup touchée.

J’ai fait ma formation religieuse au Kenya puis j’ai été envoyée en Zambie. J’ai travaillé dans la pastorale sociale auprès des femmes. Il s’agissait de permettre aux femmes de découvrir qui elles sont aux yeux de Dieu et de les aider à prendre confiance en elles à la lumière de la bible. De là sont nées des propositions de développement, de promotion féminine. Les deux dernières années, tout en continuant ce travail, j’ai aussi été responsable du postulat.

Tu es arrivée en France en 2008 pour apprendre le français en vue de suivre, à Lyon, une formation à l’accompagnement spirituel. Qu’est-ce que tu retiens de ton séjour en France ?

En Afrique, j’ai souvent entendu dire que les Eglises d’Europe étaient en train de mourir ! Ce n’est pas ce dont j’ai été témoin. J’ai été très agréablement surprise de voir l’engagement des laïcs, les nombreux mouvements de jeunes…

Quand j’étudiais le français à Paris, j’ai invité mon professeur à venir prendre un repas à la communauté. Quelques mois après, elle m’a dit que ce temps passé avec nous lui avait permis de changer son image de l’Eglise ! Car elle croyait rencontrer des femmes cloîtrées, … et elle est entrée dans une famille, tout simplement ! J’ai donc été missionnaire en France, même si je ne parlais pas encore bien la langue !

Tu as aussi eu l’occasion de visiter plusieurs communautés de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, à Paris, Lyon et Marseille. Qu’est-ce qui t’a le plus frappée ?

Ce que j’ai d’abord apprécié, ce sont mes soeurs elles-mêmes, leur vie ici en France et le partage de leur expérience missionnaire en Afrique. J’ai trouvé des femmes de foi et de prière.
J’ai aussi eu l’occasion de participer aux jubilés de 50 ans et de 60 ans de vie religieuse.

A Lyon, j’ai rencontré une de nos sœurs, Marie-Jeanne, qui parle très bien le swahili alors qu’elle a quitté mon pays depuis 20 ans ! Quelle joie, pour elle et pour moi, d’échanger dans notre langue commune !

Mon passage à Marseille m’a beaucoup touchée, car c’est de cette ville que de très nombreuses sœurs, venant de différents pays européens, sont parties en bateau pour l’Afrique. J’ai été prié à Notre-Dame de la Garde.

Tu viens de terminer une formation à l’accompagnement spirituel qui te prépare pour ta nouvelle mission au noviciat d’Arusha, en Tanzanie. Est-ce que tu peux nous dire quelques mots sur cette formation ?

J’ai vécu une belle expérience. Je me suis laissé guider par l’Esprit sur un chemin de liberté, jour après jour. La tâche de la formation, c’est cela : laisser la jeune qui désire devenir une sœur missionnaire de Notre-Dame d’Afrique grandir à son rythme, celui de l’Esprit ! Je ne suis qu’un instrument sur sa route.

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