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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Vocation de Mia, belge : Dieu appelle… Qu’est-ce que je réponds ?

Mia, Sœur Blanche belge

Dieu appelle… Qu’est-ce que je réponds?

Je vais essayer de partager avec vous quelque chose de l’appel de Dieu dans ma vie :
Comment j’ai entendu son appel, comment j’ai pu répondre,
et comment je continue de répondre chaque jour dans le quotidien de ma vie,
depuis 20 ans en Afrique.

Je m’appelle Mia Dombrecht,
je suis Sœur Missionnaire de Notre-Dame d’Afrique
et je suis originaire de Gand, en Belgique.

Voici quelques repères pour discerner un appel à une vocation religieuse missionnaire :

 

écouter des témoignages

Depuis que j’étais toute petite, à l’école primaire,
j’aimais bien écouter les témoignages des sœurs missionnaires
qui venaient parler dans nos classes pendant leur congé en Belgique.
Je me disais en moi-même :
Quand je serai grande, je voudrais faire comme elles :
partir en Afrique, spécialement là où les gens ne connaissent pas encore Dieu.
J’aimais beaucoup aussi regarder à la télé des reportages
ou des documentaires qui parlaient de l’Afrique.

 

 

écouter la Parole de Dieu

Quand j’étais jeune fille, je me rendais compte
qu’il y a certaines paroles de la bible qui me parlaient beaucoup
et qui m’interpellaient chaque fois que je les entendais :
« Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre »
(Actes des Apôtres), ou les paroles d’envoi de Jésus à la fin des évangiles :
« Allez dans le monde entier, de tous les peuples, faites des disciples »
ou encore les paroles que Dieu adresse à Abraham :
« Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai » (Genèse).

A chaque fois que je rencontrais ces paroles,
elles me faisaient chaud au cœur et me donnaient beaucoup de joie.

 

participer à un temps fort spirituel

Quand j’avais 15 ans, j’ai eu la possibilité
de participer à un pèlerinage de la jeunesse à Lourdes en France.
Chaque jour du pèlerinage avait son propre thème
et le dernier jour était centré sur l’envoi.
Chacune de nous avait écrit un message sur un petit carton
et nous l’avons attaché à des ballons de toutes les couleurs.

A la fin de la cérémonie d’envoi, chacun lâchait son ballon
et ensemble, nous chantions le chant :
« Envoie tes messagers, Seigneur dans le monde entier,
envoie tes messagers pour qu’ils chantent ta gloire ! »

 

discerner les mouvements intérieurs de joie, de doute

A ce moment-là, j’ai senti très fort dans mon cœur
que c’est cela que je devais faire :
aller dans le monde entier pour annoncer la bonne nouvelle
de l’Evangile à ceux qui ne la connaissent pas encore.

J’ai continué mes études au secondaire et à l’université.
J’aimais l’Eglise, la prière, la Parole de Dieu, la nature …
Je sentais en moi ce désir d’être missionnaire,
mais en même temps, je voulais aussi me marier et fonder une famille…
Le rêve de chaque jeune fille…

Après mon diplôme, j’ai trouvé tout de suite du travail
comme professeur de français au secondaire. J’aimais bien ce métier,
mais en même temps, je sentais en moi une insatisfaction.
J’avais une collègue de travail à l’école qui m’avait partagé
comment elle était partie au Congo pour une année
afin d’y travailler comme volontaire.

 

échanger avec d'autres

Cet échange avec elle a fait remonter encore dans mon cœur
mon désir d’être missionnaire en Afrique et je me disais :
C’est maintenant ou jamais que je peux réaliser mon rêve d’enfant.
Je me suis adressée à l’école où j’avais fait mes études comme enfant et jeune
et à travers qui j’avais appris à connaître ce que c’est que des missionnaires.

En échangeant avec la religieuse qui m’a accueillie,
elle m’a posé la question suivante :
« Pourquoi veux-tu partir en Afrique ? »
« Dieu me rend tellement heureuse que je voudrais le faire connaître
à ceux qui ne le connaissent pas », lui ai-je répondu.

J’étais étonnée de ma propre réponse,
mais le fait d’avoir verbalisé ainsi mon désir le plus profond
m’a aidée à trouver mon chemin dans la vie.

 

être à l'écoute de son désir profond

A la même époque, j’ai fait aussi une autre expérience
qui est plus difficile à décrire :
Je me suis sentie très aimée de Dieu,
personnellement et profondément.
A ce point que je me posais la question,
comment puis-je encore désirer me marier.
Je sentais en moi le désir de répondre à cet amour bouleversant
de la part de Dieu pour moi !

 

Peu à peu, il devenait clair pour moi que ma vie serait
une vie consacrée à Dieu et au service de la mission en Afrique.
Non pas que je n’avais plus de peurs ou de questions !
Non, je me demandais si j’allais pouvoir supporter la vie en Afrique,
si je ne m’étais pas trompée,
si je ne ferais pas mieux de me marier quand-même…

Mais en même temps je me sentais prête pour faire le pas. Je l’ai fait.
Et chaque expérience que j’ai vécue ensuite,
en communauté avec d’autres religieuses,
dans ma vie de prière et d’activités auprès des gens,
était pour moi une confirmation que j’étais sur le bon chemin,
que j’avais fait un bon choix qui me rendait heureuse.

 

relire sa vie

C’est ainsi que j’ai répondu à l’appel de Dieu dans ma vie.

En relisant ma vie depuis mon enfance,
je vois beaucoup de petits appels
que Dieu m’a faits dans les événements
et qui forment comme un fil rouge jusqu’au moment
où j’ai pris conscience plus précisément à quoi Dieu m’appelait.

 

Chaque jour j’ai essayé et j’essaie de lui répondre à nouveau :
Au Rwanda, au Burkina Faso, en Tunisie et en Mauritanie,
et à travers des activités très diverses :
cours de français, catéchèse, promotion féminine,
bibliothèque, à l’aumônerie des étudiants universitaires

Et toi qui lis ces phrases :
Je te souhaite d’écouter en profondeur ton cœur,
l’appel de Dieu au plus profond de toi-même
et d’avoir le courage de répondre à son appel personnel pour toi !
Cela vaut la peine !

 
Mia Dombrecht
Sœur Missionnaire de Notre-Dame d’Afrique – Sœur Blanche
m.dombrecht@hotmail.com

Témoignage de Mia Dombrecht en Mauritanie

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