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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

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Témoignage de Véronique Hégron
pendant la cérémonie de ses vœux perpétuels

 

Marie-José : Tu me dis que tout a commencé le jour de ton baptême,
mais depuis tu as parcouru un long chemin…

Véronique : Oui ! J’ai grandi dans une famille chrétienne ;
depuis mes jeunes années, Jésus a eu une place dans ma vie.

J’ai fait partie de groupes qui m’ont aidée à découvrir l’amour de Dieu,
à grandir dans l’amour des autres et dans l’esprit de service.
J’étais dans le scoutisme
et plus tard j’accompagnais les malades à Lourdes avec l’Hospitalité Nantaise.
Entre temps, j’ai pu réaliser mon rêve d’enfant et devenir institutrice.
A 24 ans j’ai rejoint un groupe de Vie Chrétienne,
j’ai aussi fait l’expérience d’une année Jeunes Volontaires Européens (JVE) à Paris.

Dans tous ces engagements le Seigneur me faisait découvrir
ce qui me fait vivre et me rend heureuse en profondeur :
AIMER, SERVIR DIEU en marchant sur les traces de son fils JÉSUS
qui m’invitait à le suivre et à l’imiter.

Marie-José : Comment en es-tu arrivée à prendre une décision ?
Comment as-tu compris que Jésus t’appelait ? ce n’est pas facile de savoir !

Véronique : Je n’ai pas dit oui tout de suite ! Je ne reconnaissais pas cet appel !
J’avais d’autres projets, des rêves de mariage, de famille…
mais en même temps l’amour de l’Afrique, le désir de partager ce que j’étais avec ceux qui souffrent,
ceux qui ont besoin, servir dans un don total -mais je ne pensais pas être religieuse !-.
J’ai beaucoup prié demandant au Seigneur ce qu’il voulait pour moi.. ;
Car je ne voulais pas lui dire non mais mon cœur était divisé.

Au retour de coopération en Haïti, où je venais de vivre une expérience riche
de rencontres et de partages avec les plus pauvres,
je me suis mise à l’écoute du Seigneur dans une retraite.
C’est en méditant sa Parole que je me suis soudain vue,
religieuse dans un village d’Afrique, et heureuse !!

Moi qui ne voulais pas de voile ! Moi qui ne voulais pas être appelée « bonne sœur »!
Tout cela devenait détails sans importance.
Tout au fond de moi à ce moment j’ai senti très clairement
que c’était cette offrande totale qui me ferait vivre pleinement.
Alors dans des larmes de joie et d’abandon, j’ai dit OUI.

Marie-José : Qu’est ce qui t’a amenée à choisir
la Congrégation de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique ?

Véronique : Eh oui car les congrégations sont nombreuses !
Je t’ai parlé de l’Afrique qui m’attirait, de la spiritualité ignatienne qui m’aidait à grandir,
cela m’a guidée dans mes recherches.

Ce qui m’a fortement rejointe chez les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique,
c’est la vision de notre fondateur le Cardinal Lavigerie :
il a lutté pour l’abolition de l’esclavage, a secouru des centaines d’orphelins, a œuvré avec amour au milieu des croyants de l’Islam.
C’est aussi ce que je voulais car je crois que chacun est aimé de Dieu et est un frère, une sœur en lui.
Lavigerie a une formule qu’il emprunte à St Paul et qui nous est chère :
SE FAIRE TOUT A TOUS,
c’est-à-dire, se faire proche des gens en apprenant leur langue,
leurs coutumes, en vivant avec eux.

Je me suis sentie prête à partir vers un autre peuple,
dans cette Afrique que j’aimais pour manifester cet amour du Christ pour tous.

J’ai aussi été rejointe par la foi et les Paroles de Mère Marie-Salomé, notre 1ère supérieure générale :
« Soyez des femmes de foi et de prière »,
oui, je désirais vivre par le Christ, le dire par ma vie.
Elle disait aussi: « Soyez vraiment des sœurs ! »,
j’étais attirée par la vie en communauté internationale :
être rassemblée de différents pays et culture
mais unies par le même amour du Christ et de l’Afrique
et vivre entre nous d’un esprit fraternel.

Marie-José : Donc tu es partie…

Véronique : En effet, le oui de ma retraite a été suivi de beaucoup d’autres « oui » :
à quitter ma famille, mon pays, à commencer ma formation de religieuse missionnaire ;
un « oui » le 15 décembre 2001
lorsque j’ai prononcé mes 1ers vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté
à Ouagadougou au Burkina Faso.

C’était avec 4 de mes sœurs novices (venant du Rwanda, Burkina, du Congo et de Pologne)
Chaque année j’ai redit mon oui après un temps d’évaluation.
Tous ces oui jusqu’à aujourd’hui me rendent heureuse.
Être Sœur Missionnaire de Notre-Dame d’Afrique me fait vivre !
Oui il y a des moments difficiles, des frictions, des doutes,
mais il y a aussi, toujours, la présence du Christ
qui dans sa fidélité me guide vers la confiance, l’offrande, le pardon.
L’eau de mon puits peut s’agiter en surface,
mais tout au fond demeure la calme certitude d’être aimée, d’être appelée.

Oui, je suis heureuse avec mes sœurs,
heureuse au milieu de ceux avec qui je vis, heureuse en Afrique !
Alors aujourd’hui c’est dans la joie et la confiance
que je vais dire devant toi Marie-José, devant vous tous, un oui radical à Jésus

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