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Les soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique

Vocation de Cécile, française, avec le SMJ (Service Missionnaire des Jeunes)

Témoignage de Cécile Dilé, de l’Anjou à l’Afrique

La vie missionnaire a fait très tôt partie de mon paysage familial. Une sœur de mon père est partie au Japon lorsque j’avais cinq ans. Notre tante, une petite sœur de Jésus, a habité l’imaginaire enfantin de ses neveux et nièces.

Elle était pour nous, d’une certaine manière,
une religieuse « idéale » ! :
partie au loin, donnant sa vie au nom de sa foi
et vivant dans des conditions difficiles
, en face de la Sibérie.

Elle faisait partie de nos conversations familiales et nous montrait ce que pouvait être une vie religieuse missionnaire. Pendant mon enfance, j’entendais aussi parler des autres missionnaires de ma famille envoyés sur le continent africain, un prêtre Fidei Donum en Centre Afrique et un frère de St Gabriel au Sénégal.

 

Quitter les siens pour vivre sur un autre continent,
au milieu d’un peuple inconnu, apprendre sa langue,
découvrir sa culture,
et tout cela à cause de sa foi,
n’avait rien d’extraordinaire dans mon milieu familial.
Des gens qui m’étaient proches le vivaient,
et en plus avec joie et conviction.
Ils me montraient, sans le savoir,
un engagement humain et chrétien possible et épanouissant.
Mais ils étaient loin et je les connaissais peu.

 

smj Service Missionnaire des Jeunes logo L’occasion me fut donnée,
grâce au Service Missionnaire des Jeunes (SMJ),
de découvrir de plus près ces hommes et ces femmes
qui avaient largué les amarres pour répondre à l’appel de Dieu.
Quand j’étais en sixième, on nous passa un montage diapos
qui présentait les camps d’été du SMJ. Cela m’a plu et j’y suis allée! Je n’ai pas été déçue puisque j’y suis retournée trois années de suite. Puis je suis devenue animatrice. Le SMJ a nourri ma foi et élargi mes horizons.

 

 

Mission, Dar es Salaam, Soeurs Blanches, Missionnaires de Notre-Dame d'AfriqueJ’ai aimé ce service d’ Église parce que j’y vivais ma foi
avec d’autres jeunes de mon âge,
dans une ambiance festive et recueillie.
Au SMJ, j’ai appris à prier « aux dimensions du monde »,
c’est-à-dire, à prier pour des personnes que je ne connaissais pas
et dont les missionnaires nous racontaient la vie.
J’appréciais particulièrement les Eucharisties,
parce qu’elles étaient préparées avec soin, adaptées à notre âge,
avec de beaux chants missionnaires et dans un cadre magnifique,
dans les dunes ou sur la plage !
La messe nous ouvrait sur le monde !
Les différents temps de prière nous donnaient l’espace et le temps pour avoir une vie intérieure, pour rencontrer le Christ, ce qui n’était pas souvent le cas dans ma paroisse.

Un autre aspect qui m’a profondément marquée,
ce sont les témoignages des missionnaires.
Nous avions devant nous des amoureux du Christ,
et des hommes et des femmes qui aimaient les peuples parmi lesquels ils vivaient.

Cette double passion, ils savaient nous la communiquer !
Leur foi profonde et leur grand désir d’annoncer et de témoigner de Jésus-Christ à ceux qui ne le connaissaient pas encore nous touchaient. A leur côté, nous avions alors, nous aussi, le désir d’être missionnaires dans notre milieu. « Être proche de ceux qui sont loin sans être loin de ceux qui nous sont proches », comme le dit le slogan du SMJ.

 

fleuve Niger, Mali
A travers les camps d’été, j’ai commencé à découvrir, de plus près, la vie quotidienne de certains peuples africains et asiatiques, grâce aux films et aux récits des missionnaires.
Petit à petit, ils nous faisaient aimer les gens parmi lesquels ils vivaient. Certains d’entre nous ont alors eu le désir d’aller voir sur place ce qu’il en était. Parmi les animateurs, plusieurs ont été coopérants, certains sont devenus prêtres ou religieuses. D’autres passent cette flamme missionnaire à leurs enfants, ouvrent leurs portes aux étrangers vivant en France.

 

 SénégalC’est ainsi que je suis partie
pendant mes études d’infirmière, avec trois amies, au Sénégal
,
histoire de goûter ce qu’il en était de la «saveur africaine» tant vantée par les missionnaires !
Je m’y suis sentie «chez moi»,
peut-être parce que ce dont j’avais si souvent entendu parler faisait déjà partie de moi.
J’ai observé et essayé de comprendre.
Tous mes sens étaient ouverts et mon cœur avait été préparé pour laisser entrer ce continent définitivement en moi.

 

Ce voyage en Afrique, ainsi que mon milieu familial favorable à la Mission, et le temps passé au Service Missionnaire des Jeunes n’ont pas suffit pour faire de moi une religieuse missionnaire ! Il manquait encore l’essentiel, un appel personnel du Christ. Cette rencontre eut lieu en Hollande pendant un camp missionnaire international organisé par les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs et Sœurs Blanches du Cardinal Lavigerie). Je me retrouvais, encore une fois, dans un lieu où j’entendais parler d’Afrique et de vie missionnaire, ce n’était peut-être pas un hasard !

 

Sœurs Blanches, Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique, communauté interculturelleLe discernement qui a suivi a pris en compte
mon compagnonnage, commencé de longue date,
avec la vie missionnaire et l’Afrique.
Ainsi, en choisissant de rejoindre
les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique
(les Sœurs Blanches), je ne vivais pas de rupture.
Il y avait une continuité entre ce que j’avais vécu
au Service Missionnaire des Jeunes,
l’appel reçu à devenir religieuse et missionnaire
et la réponse que j’y apportais
.
Toutes les sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique
sont missionnaires en Afrique et vivent dans des communautés interculturelles. Leur manière d’aller à la rencontre des peuples africains et de se mettre au service des Églises locales répondait à mon désir de proximité et de simplicité pour annoncer Jésus-Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore.

 

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